vendredi 9 octobre 2009

Statuette des puces de Saint-Ouen. Il y a 17 ans.

Toute de bois vêtue aujourd'hui. Les muscles des bras et des jambes endoloris comme pétris d'effort; les seins lourds et pointants, douloureux; le doigt gonflé, trop durement cerclé
pour supporter n'importe quel type de bague. Exceptée l'alliance, perdue il y a quelque temps. A force de la tripoter pour me rassurer ou comme si elle me démangeait de doutes et de rancoeurs. Je ne porte plus l'alliance et j'ai enfin l'esprit libre, elle avait un drôle de goût, bien trop fabriquée, trop trafiquée.
Alors ce jour de commémoration je ne sais pas comment l'accueillir, c'était une fête et je ne m'en souviens pas comme d'une fête. Il y avait bien tous ces ballons flottants retenus par un fil auxquels ils avaient accroché nos portraits à tous âges. Il y avait bien des invités. Des danseurs. C'était pourtant bien une fête.
Quand j'y repense une seule musique résonne encore. La gaîté parisienne d'Offenbach et sa barcarolle. J'avais trouvé une version chantée, c'était une chanteuse lyrique à la voix cristalline, l'adjointe de mairie, subjuguée, était repartie avec mon cd-r et certainement qu'elle l'aura refourgué à d'autres couples vierges de musique nuptiale.
Etrange ce jour. Ce matin j'ai vu une voiture avec des rubans aux rétroviseurs et à l'essuie-glace arrière. Ce matin il y avait du soleil et il faisait un peu frisquet comme il y a cinq ans. Je ne regrette pas ce jour. Je ne sais juste pas comment le recevoir.
Je nous préfère maintenant. Aujourd'hui. Nous fêter, nous. Pas ce jour.

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