En apprenant sa mort ce matin je n'ai pas été émue, il était déjà mort en sortant des sous-albums.
Pour moi, le vrai Michael Jackson se résume à Off the wall - mon préféré - et à Thriller. Ah Billie Jean ! Off the wall avec un son encore black, tellement funky. Pur, pas trafiqué.
Puis Thriller, une autre histoire, une autre voie, plus blanche mais pas complètement. Et on le consacre Roi de la Pop. Beurk. C'est comme une trahison ce titre, trop blanc. A Bad, je me suis totalement désintéressée du bonhomme. Plus rien de vrai, virtuellement, il était mort.
Mais là ce matin en l'apprenant, c'est comme si sa mort avait officiellement enterré mon adolescence. Le con il est mort le jour de mes 39 ans. Plus jeune. C'est loin 1985, la dernière année de collège, les bluettes, la boum - ah ah que c'est con - la fête et la super idée du prof de musique de nous faire chanter "we are the world, we are the children..." et qu'on trouvait ça naze. Ceux de devant chantaient. Et derrière on remuait juste les lèvres. C'était bien tellement c'était con.
So get on the floor
And dance with me
I love the way you shake your thing
Especially
