vendredi 27 février 2009

Un pastiche, Patricia ? exercice de style, accessoirement d'élocution.

Généralement, très tôt le matin et très tard le soir, Patricia entamait une série de pas de danse à la mode espagnole. Ses pas se perdaient puis revenaient sans aucun souci d'économie et s'emballaient dans un assourdissant tourbillon de tactactactac. Carré sous ce maudit pivert, les pieds bien calés, l'homme balança une salve de .45ACP déchirant le plafond.
La première balle y était restée fichée, la deuxième avait agrandi le trou, la troisième s'était payée l'Achille, la dernière s'était logée dans l'utérus qui pissait le sang arrachant au passage les tissus qui s'effilochaient à terre.
Le tactactactac avait enfin cessé, aucuns piaillements en sourdine, Patricia s'était évanouie suite à l'abaissement trop rapide de la pression artérielle.

Guy Bialot lâcha alors, satisfait, son Colt Commander, déposa délicatement le saphir sur les sillons qui répandirent un Light my fire repris par Woody Herman et s'enfila, enfin rasséréné, une rasade de J & B and Ginger Ale.

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Librement inspiré de J-P Manchette que je viens de découvrir; j'ai emprunté toute la série noire que pouvait compter la médiathèque. Bientôt je connaitrai tous les noms de flingues, HK4, Savage, S & W Bodyguard Airweight, Weatherby, Colt..., les méchants mangent des barres de Nuts, les gentils font leur courses à la Coop, les 2 boivent plus que de raison du cognac et du whisky, les crevés font de la figuration narrative et le jazz est omni-présent.

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