lundi 7 septembre 2009

Septembre, couleur morose.

Je regarde les gens qui me coudoient et me frôlent dans l'espoir de trouver parmi eux un être qui pense comme moi. Et si j'arrêtais l'un deux, si je lui posais simplement la question. Si je lui demandais seulement, à brûle-pourpoint : "Pourquoi continuez-vous à mener ce genre de vie?"
Le bonhomme, H. Miller, avait 48 ans, à la fin des années 30, quand il a publié et fait scandale avec son Tropique du Capricorne. A peine 10 ans plus vieux que mon grand-père et pourtant à mille lieues en pensées l'un de l'autre, Miller était si moderne, infect et irrévérencieux. Ses ronchonnements me font oublier septembre et sa déprime. Tout semble se conjuguer en mode déprime, portefeuille troué, notes de blogueurs, sujets traités à la télé. Justement, samedi sur la 2, après le jt, ils ont eu la bonne idée de nous filmer le retour de vacances via nationale 7. C'en était à pleurer tellement c'était juste, beau mais si déprimés/mant tous ces gens jusqu'à la pluie finale. Taxes, morts en Afghanistan, président désinvolte machouillant du chewing-gum qui voulait se faire aussi grand qu'un boeuf. Et dans toute cette morosité goudronnée, je me retiens à mes rayons de soleil. Au poil de sa barbe naissante. C'est très excitant un homme passablement barbu. Au petit rayon de soleil. Au Tropique. A la mélodie de mission impossible. Et la prouesse, le génie plutôt de Schifrin : "Quelqu'un est en train de boire un verre dans sa cuisine, et la télévision qui est dans le séjour lui dit : "Hé, ça va commencer."

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire