Le soleil doux caresse mes bras. Ni trop chaud ni trop froid. Et le monde bruit. Tous ces chants d'oiseaux. Celui-ci ressemble à un cri d'enfant, -là à un type sifflant le passage d'une pépé. Je suis bien, là, en vie, même dans cette vie étriquée si éloignée des romances de cinéma. J'entends la cloche au loin qui siffle son mort. Le curé a peut-être déversé son homélie ou va le faire. Je sirote mon café et profite, je suis vraiment bien.
No more death. Je sors de la lecture éprouvante de Sous la bannière étoilée de l'américain Benjamin Percy ( Albin Michel - Terres d'Amérique - Janv. 09). Dans toutes ses nouvelles la mort rode, bercée entre l'Irak et l'Amérique, une mort pesante et crue, à l'inverse de ce qui s'était fait sous l'ère de la "bushrie". Alors j'ai tiré. Sa tête a tressauté en arrière, il y a mis les mains et quand il les a retirées, elles étaient rouges. C'est pas qu'il avait plus d emâchoire, mais c'était tout comme. Je voyais toutes ses dents et l'intérieur de sa gorge, et il continuait à avancer vers moi, en faisant mmm, mmm, mm.
Dégueulasse, hein. J'embraye sur un bouquin dont des nains sont les héros. Ce sera moins trash peut-être. Pas sûre.
Sailor Dive - The Intelligence - Encore + fort qu'hier.
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