jeudi 4 février 2010

Du ra(l)b. Ras le bol.

Je suis obligé de rire en même temps que toi ?

[Mais non mon chéri,
mais je me ferais un plaisir de faire la gueule en même temps que toi. Le matin c'est bien, le soir aussi et surtout le week-end.]

mercredi 3 février 2010

Ik zeg wat ik denk en ik doe wat ik zeg. [ "oe" se prononce "ou" ]

Ce n'est pas un groupe belge mais bon pépé n'a laissé que ceux-là, néerlandais, comme héritage, ça fera l'affaire pour illustrer mon propos, ils sont laids et parlent neuneul (NL).

Plus je regardais La merditude des choses plus je pensais à ma famille de ch'tis prolos... gros malaise.
Au début à voir des tronches de cake au QI de bulot, tu ne peux pas t'empêcher de rire, forcément, ils sont moches, bêtes, alcoolos et très très cons avec leur humour de beauf salace. Au bout d'une heure tu n'en peux plus de cette bande de connards, subrepticement l'image des dimanches arrosés avec les tontons beurrés à la bière et racontant des histoires de cul vient se superposer au images du films, même connerie, même sens de la "fête", même mochetés, j'ai eu envie de baffer tous les spectateurs qui riaient encore parce que ce n'était pas drôle mais pathétique et triste. A voir défiler les images comme un yo-yo j'avais envie de gerber.
Quelle scène ! le père endormi dans son vomi que le chat mange au petit matin... Je les revois, pépé mettait ses meilleurs histoires piquantes racontées par Teddy Martino, sur la pochette est dessiné un homme qui regarde par la fenêtre et qui enlace une femme à la robe retroussée montrant ses jarretelles et son cul nu... des histoires toute en finesse, mémé qui faisait la navette entre la pièce à vivre et la cave pour remonter les canettes de bière entreposées à côté des boulets de charbon et la clique des tontons moustachus, ces gros cons.

Pour la traduction / Je dis ce que je pense et je fais ce que je dis.

jeudi 28 janvier 2010

"Broken glass everywhere / People pissing on the stairs, you know they just don't care / I can't take the smell, I can't take the noise no more..."

Grandmaster Flash & Furious Five / The message. En toute assurance : GMF

Sa vie est facinante, sa contribution à la musique, enfin au djing incroyable [ prosternes-toi satané David Guetta et couvres-toi de cache-oreilles rose fluo pour avoir osé infliger tes merdes à notre cortex; dans ses clips il passe son temps à lever les bras et sourire comme un con, à se demander avec quelle partie de son corps il joue de la platine ]
et pourtant il n'a fait l'objet d'aucun biopic alors que le truc sur Dylan, franchement, on aurait pu s'en passer.

Avec toutes les infos (vraies ou fausses ) récoltées sur Wikipedia, Jango, Muziq, Vibrations sound, je vois déjà le film.

# Le petit Joseph Saddler, barbadien d'origine, contemple dans les chiottes la collection de disques phénoménale de son père ("His father was a big fan of Caribbean and black American records" / Wikipedia.org) à qui il devra forcément sa future vocation et à sa mère aussi qui l'aura poussé à faire des études d'électronique...

# Fin des années 70, on aurait un zoom sur le Bronx où il a grandi et des rappers encore underground avant que le hip hop ne se pervertisse et tombe entre les mains de personnes soucieuses de s'en mettre plein les fouilles telle Sylvia Robinson, ex-chanteuse reconvertie dans les affaires, future patronne du label Sugar Hill. Elle créera un boys band de rap, Sugarhill Gang avec un pizzaiolo (Big Bang Hank) et 2 amis d'école de son fils et les fera enregistrer "Rappers's delight" construit sur le "Good Times" de Chic sans qu'aucuns royalties ne soient versés à l'époque ( Vibrations sound - n°117) . Même si elle contribué à faire connaître au monde entier ce style de musique - version très édulcorée - et encore confidentielle, la nana usait déjà de procédés pas très louables... que GMF dévoilera d'ailleurs + tard.

# On verrait les dj Pete Jones, Kool Herc et Grandmaster Flowers qui l'auront influencé. Kool Herc calerait les disques à la main en visant le break. GMF explique d'ailleurs le procédé dans une interview (Muziq n°19), un vrai poème : "Si tu regardes un disque vynil sous un rayon de lumière, tu vois l'emplacement qui existe entre le sillon. Là où le groupe tout entier joue, la surface du disque est sombre. Là où tu as juste le batteur ou le bassiste, le disque est clair, brillant et c'est là que se trouve le break. c'est une bonne méthode pour savoir où poser ton diamant. Avant la pré-écoute, c'était la seule solution. Il y a aussi le système des étiquettes que tu colles à tel ou tel endroit pour te repérer sur le disque."

# Puis, lui ado lancé dans des bidouillages de machines (merci maman pour les études d'électronique) et ses premières soirées dans lesquelles il aurait testé ses techniques : "A un moment je me suis dit que j'étais au point et qu'il fallait que je sorte de ma piaule, mais personne n'a rien compris. Les mecs ne dansaient pas, ils pensaient que je ruinais les disques... J'étais dégoûté. J'ai pensé que je m'étais complètement planté." (Muziq n°19)

Ado, il se lance donc dans des bidouillages dans sa chambre et se crée le cue ( la pré-écoute ) "en faisant passer des câbles de sa platine dans une sorte de transistor placé avant la table, avec un interrupteur des 2 côtés, droit et gauche." (Musiq n°19) rendant ainsi ses mix précis. Wikipedia parle de backspin technique, punch phrasing et de scratching attribué généralement au Grand Wizard Theodore; alors qu'il n'y connaissait rien GMF lui a appris à manipuler les disques + 2/3 trucs... ( Musiq n°19)

# On aurait l'explication de son nom, Grandmaster Flash. La légende serait faite et les images spectaculaires. Grand Maître parce que son habilité serait si époustouflante qu'il réussirait à "changer de disques avec les pieds, les mains derrière le dos" (Wikipedia.fr) et rapide comme l'éclair, Flash !

La légende serait faite aussi autour du nom "hip hop". J'adore la version Wikipedia.en. Son pote, Cowboy aurait inventé le terme pour se moquer d'un ami aux ordres tout frais de l'US Army en mimant la cadence de la marche militaire "hip hop hip hop". Génial.

On le verrait officier dans des soirées et travailler avec Kurtis Blow et Lovebug Starski.

# Puis la formation du groupe dans le milieu des années 70. Avec Cowboy ( Keith Wiggins ), Melle Mel ( Melvin Glover ) et Kid Creole ( Nathaniel Glover) : Grandmaster Flash and the 3 MCs. Additionné + tard de Rahiem ( Guy Todd Williams ) et de Scorpio (Eddie Morris ou Mr Ness ) pour former le Grandmaster Flash and the Furious Five. En 79, ils sortiraient leur premier single "Supperrappin'" (Enjoy Records) puis signeraient chez Sugar Hills Records, feraient des tournées, Freedom deviendrait disque d'or, suivrait The Adventures of Grandmaster Flash on the Wheels of Steels en 1981 et The Message en 1983. GMF pensait que ce morceau ne marcherait jamais à cause des thèmes abordés, toujours dans Musiq n°19, il rapporte combien ce titre l'avait dérangé : " C'était quelque chose qu'on n'avait pas choisi de faire, dont je n'avais pas l'habitude, parce qu'à l'époque, le truc énorme c'était le "party rap". Je ne me voyais pas faire un truc à propos de la cité, des mecs qui pissent dans les escaliers. Je pensais qu'on allait dans le mur, que ça ne sortirait pas du Bronx." !!!


Non seulement ça a super bien marché et tellement bien marché qu'au moment où il a fallu verser des pépettes, l'embrouille, la trahison pointèrent leur nez. Au dépens des autres membres du groupe, Melle Mel aurait tiré la couverture rien que pour lui. C'est pas bien de faire des doigts d'honneur. Hou ! Et par la suite la gentille Sylvia Robinson se serait bien gardée de verser des droits sur cette chanson... Le bec dans l'eau, GMF, macache ! Entubé royalement.

# Finalement en 2007, GMF & The Furious Five est le premier groupe de rap à faire son entrée au Rock n'Roll Hall of Fame.

En 2008, il revient avec "The Bridge", "ce disque est le miroir de tout ce que j'ai vu. J'ai beaucoup voyagé ces 20 dernières années, vu du rap sur la terre entière. J'ai réuni toutes mes influences, uni les MC's venant des 4 coins du globe, fait se rejoindre le passé et le présent." (Vibrations n°112).


C'est pas une belle fin ça, un bel happy end à l'américaine.

Toutes modifications ou précisions circonstanciées sont bienvenues.



http://www.grandmasterflash.com/

http://www.youtube.com/watch?v=nxaeDjkPwW4 Lovebug Starski / Positive Life Instru.

http://www.youtube.com/watch?v=7-tXlivN6R4 Grandmaster Flash / Turnablism














































































vendredi 22 janvier 2010

Soit ils en chient toute leur vie, soit ... j'en sais rien.

Comment les gens normaux font-ils pour vivre avec toutes les erreurs qu'ils ont commises ?
Richard Lange - Dead Boys nouvelles
Et si une fois assise sur le siège avant, une BMW, il avait roulé loin dans la nuit...
Et si j'avais dit oui à son invitation...
Et si je l'avais choisi, lui...
Il me manque.

mardi 19 janvier 2010

Charognard / animal qui se nourrit de charognes. Charogne / corps d'un animal mort et déjà en putréfaction.

Fam., Individu immonde.
Journal de 20h, Playmobil Pujadas est aux commandes. Haïti, le sujet à éplucher comme une pomme.

Aéroport, tentative de polémique autour de la suprématie américaine, du drapeau américain hissé. Les décombres. La population blessée et démunie. L'aide internationale désorganisée. La prison sans barreaux. Des hommes sur un tas de gravats, machette en main. (Oh le beau raccourcis.) La population affamée. La population en divagation, mains jointes au ciel vers Dieu. Les survivants. Gros plan sur la tête d'une femme vivante encastrée dans le béton. Les morts, avec ou sans linceul, avec ou sans cercueil. Un immense tas de morts devenus impersonnels.

Alors touche Maryse Burgot au phrasé insupportable et au pathos pataud et dégoulinant. Mission : rogner le trogon. Mettre l'accent sur un cas particulier. Un enfant, c'est bien un enfant. Gravement blessé, encore mieux. Et le gros plan sur son crâne ensanglanté, cameraman ? tu l'as bien cadré ? Il va mourir.

Des secours français, pas d'ambulance ! il va mourir; le suspense monte d'un cran... mais grâ-ce-au-vé-hi-cu-le-de-l'é-qui-pe-de-Maryse (elle devait être bègue, s'est soignée avec des cours de diction de bègue et maintenant elle s'exprime comme si ses auditeurs étaient tous des demeurés) l'enfant a pu rejoindre un hôpital et être enfin soigné.

Ca pue la charogne toute cette instrumentalisation du malheur.

Playmobil en remet une couche. Alors qu'il interroge un autre correspondant, il lui demande à brûle-pourpoint s'il peut nous en dire plus sur un supposé incident qui aurait touché les américains. Un ange passe. Le gars n'est pas au courant.

Playmobil enchaîne et montre du doigt un paquebot de croisière avec pleins de riches américains qui se sont baignés sur une belle plage haïtienne à 100 km de Port-au-Prince. Et alors ? Est-ce-qu'il fait de l'information en nous balançant ça ? Cherche-t-il à travers eux à nous culpabiliser ? Est-ce son rôle ? Pense-t-il que nous sommes tous des gros cons insensibles ?

vendredi 15 janvier 2010

TKO

Merde, qu'est-ce qu'ils ont tous à mourir ?
Pourquoi leur disparition m'émeut tant si ce n'est plus... Pourquoi plus que tous ces milliers de Haïtiens. Bizarre la nature humaine.



Kleeer / Get tough
http://www.youtube.com/watch?v=5D3kHkXGJJs

Teddy Pendergrass / Love TKO
http://www.youtube.com/watch?v=rV9VuPkllv4

Décidément je ne serai jamais élégante.

Limite scatologique, et ça me fait rire, fou-rire même à imaginer la scène que certains ne manqueront pas de reproduire.

Dernier extrait, après je rends le bouquin à la bibli., p284.


"J'ai essayé de consommer de l'alcool par le rectum. C'est l'équivalent pour le dipsomane du shoot pour le junky. La porosité des parois rectales et leur proximité avec le système digestif rendent l'ivresse instantanée et infiniment spirituelle. Le flash d'ébriété qui déferle doit être comparable à ce que l'on ressent en cas d'embryofoetopathie alcoolique.
- Tu es ivre ?
- Ouais, mec, complètement arraché, répondit Lars. Tu en veux un? J'ai vodka, gin et un malt vraiment très agréable dans la bagnole.
La proposition était tentante, mais je me souvins que je devais jouer le soir même - et, en outre, retirer un tampon d'un anus déshydraté nécessitait l'usage de gants en caoutchouc, de lubrifiants parfumés, de pincettes et d'un seuil à la douleur assez élevé."

Paul Beatty / Slumberland / Seuil